Cycle de vie des données — gouvernance, qualité, rétention
Vous êtes ici : Comprendre — les fondations : la vie d’une donnée, de l’ingestion à la destruction. Le voyage complet d’une donnée dans GS-Apps — de l’ingestion à la destruction — et qui garantit quoi à chaque étape. Lecture 9 min. Audience : auditeurs, administrateurs, devs. Date : 2026-07-08 | Version : 1.0 — créée par l’audit 360 des fondations données (verdicts sourcés, chantiers ouverts nommés)
| Question | Réponse | Détail |
|---|---|---|
| D’où viennent les données ? | De l’ERP SOFI (lecture seule, compte dédié en lecture) ; autres sources planifiées | § Ingestion |
| La qualité est-elle surveillée ? | ✅ Chaque chargement est journalisé et borné par des seuils ; 🟠 la couverture s’étend au-delà de la couche brute | § Qualité |
| Combien de temps garde-t-on ? | 🔴 Cadre posé, durées par couche en arbitrage — l’objectif est un historique analytique de 10 ans | § Rétention |
| Et si on perd la base ? | ✅ Restauration à tout point sur 7 jours + copies longue durée jusqu’à 7 ans, géo-répliquées | § Sauvegarde |
| Peut-on effacer une personne (Loi 25) ? | 🟠 Minimisation forte à la source ; 🔴 la destruction définitive outillée est un chantier ouvert | § Fin de vie |
| Qui a le droit de lire quoi ? | ✅ Isolation par compagnie (RLS) prouvée à chaque build ; manifeste d’accès par application versionné dans le code | Architecture de données |
Le cycle en une image
Section intitulée « Le cycle en une image »1 · Ingestion — tracée, verrouillée, journalisée
Section intitulée « 1 · Ingestion — tracée, verrouillée, journalisée »Les données externes entrent par des extracteurs configurés par table (colonnes explicites — jamais de « tout prendre ») vers la couche bronze, un schéma par source. Trois garanties :
- Chaque exécution est journalisée : début, fin, statut, nombre de lignes, sous-étapes. Un registre de contrôle par table conserve le point de reprise (watermark) et la fraîcheur.
- Verrou anti-concurrence : deux synchronisations de la même source ne peuvent pas se marcher dessus (verrou en base avec récupération automatique des verrous zombies).
- Lecture seule à la source : le compte utilisé vers l’ERP n’a que le droit de lire.
2 · Qualité — un registre de contrôle par table
Section intitulée « 2 · Qualité — un registre de contrôle par table »Chaque table ingérée porte ses seuils : nombre minimal de lignes attendu, variation maximale tolérée entre deux chargements, et — pour les tables à historique gelé — une empreinte de cohérence qui alerte si le passé change. Les statuts (ok / partial / error) sont visibles dans la console d’administration, et les règles de triage sont écrites : un partial qui se répète est un incident, pas un bruit.
Couverture actuelle : la couche bronze est sous surveillance ; l’extension des contrôles aux couches raffinées (silver/gold) et l’alerte automatique de fraîcheur sont des chantiers identifiés par l’audit 360 — la détection repose encore en partie sur la revue humaine.
3 · Rétention — le cadre est posé, les durées s’arbitrent
Section intitulée « 3 · Rétention — le cadre est posé, les durées s’arbitrent »L’objectif du programme est un historique analytique de 10 ans. Le cadre de rétention distingue les couches :
| Couche | Rôle | Principe de rétention |
|---|---|---|
| Bronze (copie de travail) | Rejouable depuis la source | Fenêtre glissante — la source reste le dépositaire du long terme |
| Silver / Gold (consolidé, agrégé) | Le capital analytique | Conservation longue (l’horizon 10 ans vit ici) |
| Journaux techniques | Diagnostic | Courte (mois) |
| Journaux d’audit | Conformité | 7 ans — alignés sur les copies de sauvegarde longue durée |
4 · Sauvegarde et reprise
Section intitulée « 4 · Sauvegarde et reprise »Garanties en place et vérifiées contre l’infrastructure réelle (pas seulement déclarées) :
- Restauration à tout point dans le temps sur 7 jours (sauvegardes continues gérées par la plateforme).
- Copies longue durée : hebdomadaires (4 semaines), mensuelles (12 mois), annuelles conservées 7 ans — l’exigence de conservation des journaux d’audit s’y adosse.
- Géo-réplication des sauvegardes : les copies survivent à la perte de la région principale.
- Chiffrement au repos activé ; l’accès applicatif à la base est sans mot de passe (identités managées).
- Les fichiers déposés (photos, documents) ont suppression douce 7 jours + versionnage : un écrasement accidentel est récupérable.
5 · Fin de vie — Loi 25
Section intitulée « 5 · Fin de vie — Loi 25 »Trois mécanismes, trois maturités :
- Minimisation à la source — ✅ la plus forte des protections : les champs critiques (identifiants gouvernementaux, rémunération, mots de passe, données médicales) ne sont jamais extraits de l’ERP. L’audit 360 a vérifié colonne par colonne : la copie employés ne contient que l’identité professionnelle. Ce qu’on n’a pas ne peut pas fuir.
- Désactivation logique — ✅ aucune suppression physique dans les applications : les enregistrements sont désactivés, l’historique reste cohérent.
- Destruction définitive (droit à l’effacement, art. 23) — 🔴 chantier ouvert : la désactivation logique n’est pas une destruction. Le processus outillé (registre d’effacement, purge, traçabilité) est spécifié dans la feuille de route conformité ; en attendant, une demande d’effacement se traite au cas par cas avec accompagnement.
La traçabilité des accès aux renseignements personnels suit la même honnêteté : la table d’audit et les fonctions de journalisation existent, leur branchement systématique dans les applications est un chantier priorisé.
6 · La gouvernance elle-même — versionnée et testée
Section intitulée « 6 · La gouvernance elle-même — versionnée et testée »Ce qui rend ce cycle durable, c’est que ses règles vivent dans le code, pas dans des têtes :
- Lignage as code : chaque table est déclarée dans un catalogue versionné (source, couche, mode de synchronisation) — un contrôle bloquant refuse toute table non cataloguée. Vérifié complet à l’audit : 97 tables, 97 entrées.
- Accès as code : les droits de chaque application sont décrits dans un manifeste versionné ; l’isolation par compagnie (RLS) est prouvée comportementalement à chaque build (tests d’intégration sur base jetable) et re-vérifiée contre la production.
- Migrations gouvernées : numérotation, idempotence, règles d’application et de retour arrière sont un standard écrit (
SQL_MIGRATIONS.md), gardé par quatre contrôles d’intégration continue complémentaires. - Standards de véracité : les registres d’infrastructure et de dépendances sont réalignés sur l’état réel à chaque audit — l’écart déclaré/réel est traité comme un défaut au même titre qu’un bug.
Pour aller plus loin
Section intitulée « Pour aller plus loin »- Architecture de données — la carte des schémas, le médaillon, l’isolation RLS.
- Compute & exécution — où tournent les traitements, et ce que coûte le couplage.
- Sécurité — la défense en profondeur autour de ces données.
- Modèle d’accès — qui peut lire quoi, et comment c’est délégué.
- ADR-056 — Architecture médaillon — la décision de structure analytique.
- Standards internes :
DATA_GOVERNANCE.md,SQL_MIGRATIONS.md,DISASTER_RECOVERY.md(dépôt interne) — le détail opérationnel de chaque étape.